Big Data Paris 2018 : « IA, on est à deux doigts de passer à l’acte »

Publié par Data4everybody le

Première journée riche au Salon et Forum Big Data Paris 2018.

J’ai sélectionné les conférences et ateliers où il était question de rendre la donnée à l’individu, et de démocratiser le sens de la data pour être compris par le plus grand nombre. Et cela passe pour une grande part par l’intelligence artificielle.

Voici l’essentiel des temps forts de la journée :

Si l’un des pères fondateurs de SIRI disait encore en 2017:  « L’intelligence artificielle n’existe pas… », Pierre Lescure, lui, aux côtés de Grégory Labrousse, fondateur de Nam.R, une start-up nominée pour les Trophées de l’Innovation de demain dans le domaine de la représentation numérique pour accélérer la transition écologique, également de Lila Tretikov CEO de Terrawatt Initiative, et d’Emmanuel Bacry, Responsable de l’initiative « Data Science » à l’école Polytechnique, maintient :

Big Data Paris AI

? L’IA  appliqué à la Santé, au travers des données anonymisées de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance-maladie) :  « On est à deux doigts de passer à l’acte ». « On sait qu’il faut y aller… dans la sécurité ». « La France est bien positionnée sur la Santé et la volonté des gouvernements est essentiel » pic.twitter.com/vlPZjZiGyY

L’on voit bien que pour faire face à la massivité des données et redonner de la visibilité et du sens dans tous ces volumes, le cerveau humain a des capacités limitées…il lui faut être assisté par l’IA : matching à grande échelle, à grande vitesse, et sans erreur sont les bénéfices attendus partout où l’intelligence artificielle est appliquée. C’est le début du sens de toutes ces données à la portée d’un cerveau humain, certes, pour l’instant expert de la donnée, a minima


Pour autant, l’IA se passe-t-il de la supervision humaine ?

« L humain doit continuer de maîtriser et garder le contrôle », prévient Laurence Devillers. « Les sont capables d apprendre de l interaction dynamique homme /machine » il faut «éduquer, comprendre et faire comprendre pour rendre plus lisible les machines ». Ainsi, la transparence sur le fonctionnement des machines, mais aussi des algorithmes n’est jamais très loin…

L’heure n’est plus aux boîtes noires pour ces formules, si on veut construire la confiance des utilisateurs et sujets des algorithmes, vous, nous, moi !


Pour bâtir la confiance de manière solide et durable, outre la transparence, il y a bien fort heureusement la réglementation.

Mais celle-ci est à double tranchant : il y a celle qui protège les Réglementation des donnéespersonnes physiques, et la même réglementation peut être destructrice de valeur pour le business, bien sûr, dont le E-privacy qui s’impose aux opérateurs de telecoms et impacteront le re-targeting très utilisé en data-driven Marketing pour pousser une annonce publicitaire à un internaute/mobinaute après qu’il ait quitté un site ou fait une recherche. Eh oui, -31% de retrait de CA publicitaire pour la directive e-privacy.

 

Tandis que lors de l’ouverture Monsieur le Secrétaire d’Etat au Big Data Paris 2018 IANumérique, Mounir Mahjoubi affirmait : « Le RGPD est une chance, pas une contrainte, une occasion de faire plus avec les données pourvu que le client soit bien informé de leur utilisation ».

La vague à venir des Objets connectés en ajoutera aux volumétries déjà colossales de données, et la réglementation affûte ses garde-fous, notamment via la GRPD* qui entrera en application le 25 Mai prochain.  *Réglement Européen de protection des données à caractère personnelles.

L’IA et l’Analytics des objets mettent la data au coeur de l’innovation

Tout acteur de la donnée est tiraillé entre la contrainte et la nécessité de susciter la confiance de sa base clients et prospects, et la nécessité de tirer parti de la data devenue l’or noir de l’économie.Big data Paris GRPDUn marché très juteux pour le business, mais pour lequel il s’agit d’éduquer nos jeunes quant à ses data personnelles…un enjeu majeur à l’heure de la data économie ! La prise de conscience est une affaire de citoyenneté et il faut adopter la portabilité des données, c’est à dire que l’individu doit pouvoir récupérer ses data privées, et l’apporter à un autre collecteur ou traiteur de données s’il le souhaite…

L’Europe doit pouvoir se positionner en offrant un cadre de confiance aux citoyens européens et imposer des règles de conduites aux entreprises qui traitent la data.

Ainsi, en interne, l’on a du mal à imaginer le travail colossal qui est fourni en amont, afin de préparer la donnée conforme au réglement, principalement la RGPD. Par exemple, la construction du Datalake doit se faire privacy-by-design, c’est à dire en tenant compte de la protection de la donnée à caractère des individus dès sa conception.

En clair, chaque use case identifié de l’entreprise tire un certain patrimoine de données, qu’il s’agit de cartographier, rendre auditable, anonymiser, et chiffrer afin de satisfaire aux exigences réglementaires. C’est ce qu’explique Pascal Bourcier, BPCE, lors d’une Keynote pour l’éditeur de Collibra, outil de référencement et dictionnaire de la donnée. Avant de libérer, mettez de l’ordre et constituez un wiki data.

C’est déjà la fin de la 1ère journée en  tambours. Pour la 1ere année le salon enchaîne sur du networking en soirée de 19 à 22h.

Big data paris 2018

 

 

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